Étudiante en poésie soufie et danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d’elle-même et aspire à devenir danseuse professionnelle. Lors d’un concours, elle rencontre le séduisant Dr. Beshir, illustre penseur soufi et homme de lettres. Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l’extase dans la poésie soufie, et découvrira, dans ses bras, le plaisir des sens. Mais il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme.
 

L’histoire se déroule en Égypte au moment où “Les Mille et une Nuits” sont interdits pour cause de pornographie. Le film fait référence à la poésie, la danse et la musique qui sont des racines partagées par tous les états arabes qu’elles précèdent.
  Il parle du passage à l’âge adulte, de l’affirmation de l’identité, de la place de l’individu et de ses valeurs dans une société pré-moderne. Ce sont des expériences que connaissent aujourd’hui toutes les couches des diverses sociétés arabes. Le film fait référence, dans son point d’orgue, à la mutilation génitale féminine, autant pour dénoncer celle-ci que pour aborder la notion d’excision culturelle et intellectuelle.

L’excision est une réalité et un drame africain, qui n’est pratiquée que par deux pays arabes, l’Égypte et le Soudan.

 
 
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